C’est dans une ambiance plutôt décontractée que s’est déroulée, le 18 juin dernier, une soirée-conférence et réseautage très agréable, conviviale et informative. C’était l’occasion pour les bénévoles experts de réseauter tout en prenant part à la conférence de Madame Johanne Beauvilliers, directrice générale de la fondation Dufresne-Gauthier et conférencière pour l’occasion, présentée sous le thème « La réalité financière 2015 des organismes communautaires versus mon rôle de bénévole expert ». Quatre sujets ont été abordés :

1. Comment les organismes se financent-ils?

2. Quelles sont les règles du jeu pour obtenir du financement?

3. Quelles sont les modifications des acteurs et des règles en 2015?

4.  Comment cela peut affecter le rôle de « bénévole expert »?

Cette conférence fut un succès auprès des bénévoles experts présents, lesquels démontrent un grand intérêt envers la réalité des organismes communautaires. Ces derniers ont pu en apprendre davantage sur cettedite réalité et pourront être mieux outillés pour les mandats à venir.

La réalité financière 2015 des organismes communautaires 

Selon Madame Beauvilliers, le portrait des organismes va changer considérablement dans les prochaines années. Étant donné qu’une grande proportion du financement provient des subventions gouvernementales, il faut être constamment à jour sur les nouveaux programmes possibles et pouvoir s’ajuster aux exigences des bailleurs de fonds. Il est également très important d’avoir un financement provenant de sources diversifiées et être en mesure de fournir des redditions de comptes aussi précises que les bailleurs de fonds demandent.

Pour obtenir du financement, il faut miser sur une activité originale qui saura attirer les donateurs, mais aussi avoir les ressources nécessaires pour l’organiser. « Il est important d’avoir un bon réseau de bénévoles et de donateurs qui soutiennent l’organisation », a mentionné Madame Beauvilliers lors de sa conférence. Il y a une grande compétitivité entre les organisations et les fondations, et il faut donc savoir tirer son épingle du jeu.

Toutefois, les acteurs et les règles changent. Non seulement la réalité économique affecte la contribution financière de certaines entreprises à leur propre fondation, mais les demandes de soutien financier augmentent en grand nombre auprès des fondations privées. Les critères d’éligibilité pour le financement sont également plus restrictifs. C’est pourquoi les organismes communautaires ont besoin de bénévoles experts qui peuvent les aider à affronter cette réalité économique. Le besoin pour ces bénévoles est criant, et ce, tant pour le volet financier, que le volet communication ou stratégique.

3 clés incontournables pour la boîte à outils d’un bénévole expert

1. Une bonne connaissance

2. Une communication claire et fluide

3. Le partage

D’abord, le bénévole expert doit avoir une bonne connaissance de l’organisme pour lequel il oeuvre. Il doit prendre le temps de bien comprendre le contexte dans lequel il réalise son mandat, mais aussi bien cerner les attentes qu’on a envers lui. De plus, il doit cerner les enjeux auxquels l’organisme doit faire face et se tenir informé sur les changements que vivent les organisations et comment ils y feront face.

Le bénévole expert doit également bien communiquer avec l’organisme avec lequel il a été jumelé. Il ne doit surtout pas hésiter à préciser ses limites et sa capacité à réaliser le mandat donné et à poser des questions pour mieux cerner les besoins de l’organisme. D’autre part, il doit oser partager ses idées, ses réflexions et ses interrogations auprès de ce dernier. Une bonne communication, claire et fluide, est de mise pour les deux parties!

Enfin, le bénévole expert ne doit pas hésiter à encourager et à souligner le bon travail accompli, de même qu’à partager ses expériences de vie, ses ressources et ses contacts avec l’organisme pour lequel il oeuvre. Ces éléments sont tout aussi précieux et importants et peuvent s’avérer d’une très grande utilité pour l’organisme.